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Revue de presse: 

  •  Interview télé de Claire Deruy et gabi mouesca, ancien président de 'l'Observatoire International des prisons qui a lui m^me passé 17 ans en prison et qui apréfacé le livre  lors du salon de Sare 2020  à vionner ICI  
  • Article de Annie Arroyo ; revue Jakliea n°136:( revue du Comité des droit de l’Homme en Pays Basque):

Vingt-deux heures sur vingt-quatre, c’est le temps qu’un détenu passe chaque jour enfermé dans sa cellule en maison d’arrêt.
 « Vingt-deux heures sur vingt-quatre », c’est aussi le titre d’un livre qui vient de paraître aux éditions Elea Bizi.

Un livre que Gabi Mouesca qualifie de « précieux ».
Précieux, parce que rare. Rare et surprenant, au sens fort du mot.
Surprenant d’abord par ses auteurs : cinq jeunes, élèves de terminale L au Lycée Cassin de Bayonne. Trois filles : Amandine So, Marie Monguillot et Solène Olhagaray, et deux garçons, Andoni Martiquet et Louis Castets, qui se sont partagé le « travail ». Amandine, Marie, Andoni pour les textes, Solène et Louis pour les illustrations.
Surprenant aussi par le choix du sujet : un suicide en prison… Pas vraiment le monde habituel de ces jeunes ! Mais une confidence d’un grand-père a touché sa petite-fille qui en a parlé à ses amis…
Surprenant encore par le choix de l’écriture : un texte à cinq voix, celles des cinq personnages du livre qui se racontent à la première personne : Paul, le détenu qui se suicide, Matthieu, son petit ami qui l’a abandonné, Rosa, sa mère qui l’a rejeté, Mohamed, le codétenu protecteur, et même le directeur de la prison… Leur prof d’histoire a parlé d’un récit « choral ». La prof de français a parlé d’un récit « polyphonique ». Les deux conviennent. Car ce livre mêle les voix de ces personnages qui se répondent et se rejoignent sans même le savoir, qui se font écho, chacun muré dans sa douleur.

Ce livre est en effet, précieux, surprenant et troublant.
Les lecteurs salueront, c’est sûr, la plume de ces jeunes, qu’ils écrivent ou qu’ils dessinent. Ils s’étonneront peut-être de les voir se plonger dans un univers violent, sombre, délétère, alors qu’à leur âge on rêve de fête, de soleil et de fous-rires avec les copains…
Il leur a fallu s’informer, se plonger dans des lectures sur la prison, les conditions pénitentiaires, pendant des mois et des semaines, avant de se lancer. Six mois de travail pour écrire leur ouvrage, chacun prenant un, voire deux personnages. Des personnages a priori bien loin de leur quotidien. Et curieusement, c’est Andoni qui fait parler la mère de Paul, et Amandine qui prête ses mots au petit ami et au directeur de la prison…

 Un livre précieux, surprenant et troublant par la sensibilité de ses auteurs, leur capacité à parler de la douleur des autres, leur courage pour se plonger dans un univers souvent insoutenable et généralement passé sous silence. Un monde sombre comme les dessins au crayon de Louis, pour qui le noir seul pouvait correspondre aux portraits qu’il a réalisés.

 Un livre à lire pour toutes ces raisons, et dont les bénéfices seront intégralement reversés à l’OIP (Observatoire International des Prisons)

  
 
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